Paroles de Concert :


Quand la Parole rencontre la Musique, elles se racontent des histoires… Elles disent et jouent, Musicalement parlant

Donnent des nouvelles d’hier et d’aujourd’hui… Elles s’entrechoquent, cheminent ensemble, se heurtent, se séparent, s’attendent et se retrouvent… Sur le fil tendu par la narration, les sons et les mots Funambules  tissent ensemble des Paroles de Concert.

 J’interprète "La Marche de l'Homme",

"Paris c'est là",

"Aragon les mots à portée de voix",

"Soleil Noir" en solo, mais aussi en duo, en trio, en quartet...

Avec Laurence de Sève au chant, au piano ou synthétiseur

Avec Manuel Dubigeon au piano et au chant,

Avec Max Cilla le Père de la Flûte des Mornes de Martinique,

Avec Atissou Loko percussionniste, Grand Tambour Vivant...

 


La Marche de l'Homme ou l'Aventure de l'Humanité comme rêvée par un enfant...

Peinture en live du génial Sérial Peindeur Vincent Fonf

http://www.vincentfonf.fr/

La Marche de l'Homme, un choc de mots, d'images et de sons

La Marche de l'Homme c’est une histoire qui nous regarde passer. C’est l’histoire du premier homme – ou de la première femme - qui s’est levé(e) et qui a marché pour la première fois. C’est l’histoire de tous ceux qui l’ont suivi(e) et qui continuent de marcher.

C’est l’histoire de toutes les obscurités préliminaires, de tous les trous noirs, de toutes les questions informulées.

C’est le récit aventureux de l’humanité comme rêvée par un enfant. En ce sens c’est le récit de la création à l’état naissant (mettant en scène l’acte créateur lui même).

La Marche de l'Homme c’est l’apprentissage de la peur, du rire, des larmes, de la mort, de l’amour : de la vie. C’est donc un Conte… Une histoire à suivre… Pour peu qu’on lui prête l’oreille et la vie…

 Raconter La Marche de l'Homme, c’est une façon de raconter notre histoire en épaississant les mots du poids de la vie et des sons de l’univers.

 


Aragon, les mots à portée de voix : évocation du poète à travers son œuvre

L’œuvre est immense et le temps nous est conté. J’aurais pu prendre

Tel point de vue ou tel autre ce poème là plutôt que celui ci 

J’ai pris dans le flot incessant de ces vagues mouvantes

Toujours renouvelées  ce qui m’a été donné de voir et d’entendre

A ce moment là, un moment précis  parmi tant d’autres c’est tout !

Alors comme lui pour vous et avec vous

« Je me jette à l’eau des phrases comme on crie. »

 

  Écouter dire, écouter chanter la poésie d’Aragon à qui la musique va si bien…

Entre dire et chanter il n’y a qu’un pas… C’est le premier qui compte, Le ferez-vous, le jour où nous viendrons vous le présenter?

En préambule, quelques lignes en partage :

2012 : Il y a trente ans qu’il est parti sans laisser d’adresse… La médiathèque de Fontenay-sous-Bois porte son nom : Louis Aragon.

« Commencez par me lire ! » a-t-il écrit. C’est ce que j’ai fait pour le découvrir ou le redécouvrir.

Pour le retrouver à travers ses textes, à livres ouverts je me suis promenée dans son immense œuvre poétique -quinze volumes- qui m’accompagnent maintenant depuis des jours et des jours.

Puis par ci par là, je me suis attardée dans les recueils  « Le fou d’Elsa », « Les chambres », «  Le mouvement perpétuel », « La diane française »…

Au hasard j’ai glané quelques vers, quelques lignes de prose qui m’ont regardée droit dans les yeux et ont éclairé pour moi, le chemin du poète Louis Aragon. Un homme parmi tant d’autres emporté dans le temps d’une Histoire terrible à ne surtout jamais plus revivre…

Ces quelques vers, ces quelques lignes de prose je les ai enrubannés pour en faire un bouquet de mots, de paroles et de musiques à partager avec vous le vendredi 8 décembre 2012.

Dans cette quête, Manuel Dubigeon m’a rejointe et  chantera la poésie d’Aragon à qui la musique va si bien. (Avec Max Cilla, artiste invité).

A bientôt !

 


Paris c’est là! Exposition et Paroles de Concert

Paris s’expose… s’expose aux regards, aux tiens, aux miens, aux  vôtres, à tous les regards -chacun le sien- qui lui donnent ce visage indéfinissable et fascinant.

Clic, déclic ! Un photographe -il s’appelle Patrick Deby- saisit au vol l’âme de Paris en vie et l’enferme dans sa boite où déjà se débattent, un claquement d’elles, une flaque prise au piège, un feuillage tremblant et deux ou trois chiens en chasse.

Au dehors tout est calme. Du pas nonchalant qui est le sien,  le photographe poursuit son chemin entre chien et loup.

Mais il sort de l'ombre  pour nous montrer les images de son Paris en noir et blanc, un Paris fait d’instants  pressentis.

Un Paris saisi au vif avec tendresse, avec malice, avant qu’il ait eu le temps de se dérober à lui.

C’est que Patrick sait voir, juste au bon moment, ce que la vie lui offre comme autant de reflets du temps qui passe.




Paris est aussi un grand livre d’Histoire(s) Sous ses pavés, ses vieilles pierres et ses fissures Dorment encore les contes et les légendes Qui ne demandent qu’à se réveiller Pour peu qu’on leur prête l’oreille!

 

La conteuse Brigitte Costa-Léardée et la musicienne Laurence de Sève

racontent de concert  à qui voudra les entendre,

les légendes qui depuis des siècles font  battre le cœur de Paris!




Soleil Noir

Évocation d'Ernest Léardée, Le Père de la Biguine en France...

Si Ernest Léardée, l’un des pères de la biguine en France, fut musicien (auteur-compositeur, chef d’orchestre), il n’en fut pas moins un sacré raconteur d’histoires. Sa vie commencée à Fort-de-France le 9 novembre 1896 s’acheva à Fontenay-sous-Bois le 13 avril 1988.

Au soir de cette vie -que j’ai partagée- s’étonnant d’avoir vécu un roman avant même de l’avoir écrit, Ernest aimait convoquer son passé. Alors inévitablement l’enfant qu’il avait été puis l’homme qu’il devint, revenaient à la vie entre les ombres et la lumière de son île natale.

- On passe le gué avec le cheval qu’on a… disait-il souvent.

C’est le titre que j’ai gardé pour raconter Ernest Léardée : ses jeunes années, l’éruption du Mont Pelé, l’apprentissage de différents métiers, l’arrivée à Paris en 1929 avec ses compagnons musiciens, la biguine, le célèbre Bal Nègre de la rue Blomet, les galas, les bals, Montparnasse, les casinos sur la Manche, l’édition, le cinéma, les centaines de mélodies devenues des classiques du répertoire antillais… Une véritable épopée dédiée à la musique jusqu’au dernier souffle… 

Voir le site de Mano Loutoby, NOU KA SONJÉ YO : http://www.manomerci.com/ernest-leardee.ws


 

 

Extraits de Soleil Noir "Les 78 tours qui ne tournent plus, les manuscrits aux notes couchées, les confidences parlées, jouées, chantées, les partitions éditées à grands frais, où sa musique dort, les photos où les époques et les visages, en désordre, glissent les unes sur les autres, toutes ces choses silencieuses depuis qu'il ne parle plus et qui constituent les sédiments de son roman, m'aideront-elles à ressusciter ce diable d'homme qui se définissait lui même comme un vieux sorcier (...)"

 

"Les yeux mi-clos, ce jour là, un homme noir est assis sous le soleil, au bord de la mer qui fait "choua choua"... ses mains tracent des signes dans l'espace, sur fond de ciel très bleu. Une fleur imaginaire vient de naître sous ses doigts. L'autre main-colibri, en palpitant se tend vers elle et lui chante les notes d'une mélodie que l'homme seul entend et dont seul il se souvient. Les mains étreignent le vide, lui donnent une forme et se referment sur le corps d'un instrument... à moins qu'il ne s'agisse de celui d'une femme... Les doigts tout prêts se posent comme pour jouer. Alors l'homme noir, se met à parler. (...)"

 Il fut l’homme de la publicité répondant au pseudonyme qui lui colla à la peau. On se souviendra certainement de l’Oncle Ben’s… Mais qui peut encore se souvenir du début de l’histoire ?

Car la véritable histoire d’Ernest Léardée,  auteur-compositeur, chef d’orchestre, commence le 9 novembre 1896 à Fort-de-France.

En ultime confidence il l’a racontée à Brigitte Léardée et Jean Pierre Meunier, leur livrant ses jeunes années, l’éruption du Mont Pelé, le visage de sa mère, l’apprentissage de différents métiers, l’arrivée à Paris en 1929 avec ses compagnons musiciens dont certains ne reverront jamais le sol natal, la biguine, le célèbre Bal Nègre de la rue Blomet, les galas, les bals, Montparnasse, les casinos sur la Manche, l’édition, le cinéma, les centaines de mélodies devenues des classiques du répertoire antillais, où le rythme voisine avec la nostalgie… Une véritable épopée dédiée à la musique jusqu’au dernier souffle le 13 avril 1988 à Fontenay-sous-Bois.