Paroles de Concert :


Quand la Parole rencontre la Musique, elles se racontent des histoires… Elles disent et jouent, Musicalement parlant donnent des nouvelles d’hier et d’aujourd’hui… Elles s’entrechoquent, cheminent ensemble, se heurtent, se séparent, s’attendent et se retrouvent… Sur le fil tendu par la narration, les sons et les mots Funambules  tissent ensemble des Paroles de Concert.

 

 Paroles de Concert disponibles :

 

"La Marche de l'Homme", 

"Soleil Noir" (Évocation d'Ernest Léardée)

"Paris c'est là", 

"Aragon les mots à portée de voix", 

En duo, en trio, en quartet... Avec Laurence de Sève au chant, au piano ou synthétiseur,

Avec Manuel Dubigeon au piano et au chant, Avec Max Cilla le Père de la Flûte des Mornes de Martinique,

Avec Atissou Loko percussionniste, Grand Tambour Vivant...

 


"La Marche de l'Homme" ou l'Aventure de l'Humanité comme rêvée par un enfant...

La Marche de l'Homme, un choc de mots, d'images et de sons. La Marche de l'Homme c’est une histoire qui nous regarde passer.

C’est l’histoire du premier homme – ou de la première femme - qui s’est levé(e) et qui a marché pour la première fois. C’est l’histoire de tous ceux qui l’ont suivi(e) et qui continuent de marcher.

C’est l’histoire de toutes les obscurités préliminaires, de tous les trous noirs, de toutes les questions informulées.

C’est le récit aventureux de l’humanité comme rêvée par un enfant. En ce sens c’est le récit de la création à l’état naissant (mettant en scène l’acte créateur lui même).

La Marche de l'Homme c’est l’apprentissage de la peur, du rire, des larmes, de la mort, de l’amour : de la vie. C’est donc un Conte… Une histoire à suivre… Pour peu qu’on lui prête l’oreille et la vie…

 Raconter La Marche de l'Homme, c’est une façon de raconter notre histoire en épaississant les mots du poids de la vie et des sons de l’univers. 


Ernest Léardée "Le Père de la Biguine en France"...

Il fût l'homme de la publicité répondant au pseudonyme qui lui colla à la peau. Certains se souviendront peut-être de "l'Oncle Ben's", mais qui peut encore se souvenir du début de l'histoire? Si Ernest Léardée, l’un des pères de la biguine en France, fût musicien (auteur-compositeur, chef d’orchestre), il n’en fut pas moins un sacré raconteur d’histoires. Sa vie commencée à Fort-de-France le 9 novembre 1896 s’acheva à Fontenay-sous-Bois le 13 avril 1988.

Au soir de cette vie -que j’ai partagée- s’étonnant d’avoir vécu un roman avant même de l’avoir écrit, Ernest aimait convoquer son passé. Alors inévitablement l’enfant qu’il avait été puis l’homme qu’il devint, revenaient à la vie entre les ombres et la lumière de son île natale.

- On passe le gué avec le cheval qu’on a… disait-il souvent.

En 1989, ses mémoires : "La Biguine de l'Oncle Ben's Ernest Léardée raconte" paraissent aux Éditions Caribéennes 

En 1990 j'écris "Soleil Noir"un spectacle-évocation de l'homme et de l'artiste : ses jeunes années, l’éruption du Mont Pelé, l’apprentissage de différents métiers, l’arrivée à Paris en 1929 avec ses compagnons musiciens, la biguine, le célèbre Bal Nègre de la rue Blomet, les galas, les bals, Montparnasse, les casinos sur la Manche, l’édition, le cinéma, les centaines de mélodies devenues des classiques du répertoire antillais… Une véritable épopée dédiée à la musique jusqu’au dernier souffle… 

Dans les années 30 Ernest Léardée fit avec son orchestre les belles nuit du Bal Blomet; le célèbre Bal Blomet où  toutes les races et toutes les classes sociales sont venues biguiner et communier fraternellement dans la joie de vivre.

Voir le document de l'INA sur le tournage d'un film documentaire où Ernest revient sur les lieux du  Blomet plus de 50 ans après l'avoir animé : Le roman de la biguineAujourd'hui après des travaux titanesques autant qu'audacieux dus au courageux Guillaume Cornut le Bal Blomet fonctionne à nouveaux. voir article Danses sans visa

Ernest Léardée retour sur images...

En mémoire d'Ernest Léardée


Ernest Léardée nous a quitté avant la publication de ses mémoires : 

Mais sa Parole  nous guidait encore. Jean-Pierre Meunier (historien de la Biguine) et moi même, avons mis en forme le parcours de l'homme et de l'artiste le plus fidèlement possible, au plus près de son roman, tel qu'il aurait aimé le lire...

"Les 78 tours qui ne tournent plus, les manuscrits aux notes couchées, les confidences parlées, jouées, chantées, les petits formats -édités à grands frais par ses soins- où sa musique dort, les photos où les époques et les visages, en désordre, glissent les uns sur les autres, toutes ces choses silencieuses depuis qu'il ne parle plus et qui constituent les sédiments de son roman, nous aideront-elles à ressusciter ce diable d'homme qui se définissait lui même comme un "vieux sorcier". Le "vieux sorcier" semblait posséder le secret de l'éternelle jeunesse. Son passage provoquait partout d'étranges regards sur des visages cherchant à se souvenir où, quand, dans quelle vie, ils avaient pu croiser cet homme noir... Était-il possible que ce fût là - encore - l'Homme du Blomet ou du Deffand, des boites de Montparnasse ou des grands bals, de Lille ou des Bords de marne? À moins que ce ne fût là - toujours - l'Homme de la Manche..." 


 

 

Extrait de "Soleil Noir" :

"Les yeux mi-clos, ce jour là, un homme noir est assis sous le soleil, au bord de la mer qui fait "choua choua"... ses mains tracent des signes dans l'espace, sur fond de ciel très bleu. Une fleur imaginaire vient de naître sous ses doigts. L'autre main-colibri, en palpitant se tend vers elle et lui chante les notes d'une mélodie que l'homme seul entend et dont seul il se souvient. Les mains étreignent le vide, lui donnent une forme et se referment sur le corps d'un instrument... à moins qu'il ne s'agisse de celui d'une femme... Les doigts tout prêts se posent comme pour jouer. Alors l'homme noir, se met à parler. (...)"


Ernest Léardée se raconte

Fontenay-sous-Bois le 12 mai 1983

Extrait du film "Ernest Léardée ou le Roman de la Biguine" tourné à Paris sur les lieux du Bal Blomet. 


Au sujet d'Ernest Léardée et d'autres Grands Anciens voir le site de Mano Loutoby, NOU KA SONJÉ YO


"Paris c’est là!" Exposition

Paris s’expose… s’expose aux regards, aux tiens, aux miens, aux  vôtres, à tous les regards -chacun le sien- qui lui donnent ce visage indéfinissable et fascinant.

Clic, déclic ! Un photographe -il s’appelle Patrick Deby- saisit au vol l’âme de Paris en vie et l’enferme dans sa boite où déjà se débattent, un claquement d’elles, une flaque prise au piège, un feuillage tremblant et deux ou trois chiens en chasse. Au dehors tout est calme. Du pas nonchalant qui est le sien,  le photographe poursuit son chemin entre chien et loup. Mais il sort de l'ombre  pour nous montrer les images de son Paris en noir et blanc, un Paris fait d’instants  pressentis. Un Paris saisi au vif avec tendresse, avec malice, avant qu’il ait eu le temps de se dérober à lui. C’est que Patrick sait voir, juste au bon moment, ce que la vie lui offre comme autant de reflets du temps qui passe.


"Paris c'est là! Paroles de Concert


Paris est aussi un grand livre d’Histoire(s). Sous ses pavés, ses vieilles pierres et ses fissures dorment encore les contes et les légendes qui ne demandent qu’à se réveiller pour peu qu’on leur prête l’oreille! Avec la musicienne Laurence de Sève, je raconte de concert - à qui voudra les entendre- les légendes qui depuis des siècles font  battre le cœur de Paris!

"Paris c'est là !" retour sur images


Aragon, "Les mots à portée de voix" : évocation du poète à travers son œuvre

 Écouter dire, écouter chanter la poésie d’Aragon à qui la musique va si bien…

Entre dire et chanter il n’y a qu’un pas… C’est le premier qui compte, le ferez-vous avec nous ?

En préambule, quelques lignes en partage :

2012 : Il y a trente ans qu’il est parti sans laisser d’adresse… La médiathèque de Fontenay-sous-Bois porte son nom : Louis Aragon.

« Commencez par me lire ! » a-t-il écrit. C’est ce que j’ai fait pour le découvrir ou le redécouvrir.

Pour le retrouver à travers ses textes, à livres ouverts je me suis promenée dans son immense œuvre poétique, quinze volumes qui m’accompagnent maintenant depuis des jours et des jours.

Puis par ci par là, je me suis attardée dans les recueils  « Le fou d’Elsa », « Les chambres », «  Le mouvement perpétuel », « La diane française »…

Au hasard j’ai glané quelques vers, quelques lignes de prose qui m’ont regardés droit dans les yeux et ont éclairés pour moi, le chemin du poète Louis Aragon. Un homme parmi tant d’autres emporté dans le temps d’une Histoire terrible à ne surtout jamais plus revivre…

Ces quelques vers, ces quelques lignes de prose je les ai enrubannés pour en faire un bouquet de mots, de paroles et de musiques. 

Dans cette quête, Manuel Dubigeon m’a rejointe et  chante la poésie d’Aragon à qui la musique va si bien. (Avec Max Cilla, artiste invité).

"L’œuvre est immense et le temps nous est conté. J’aurais pu prendre tel point de vue ou tel autre ce poème là plutôt que celui ci. J’ai pris dans le flot incessant de ces vagues mouvantes toujours renouvelées  ce qui m’a été donné de voir et d’entendre à ce moment là, un moment précis  parmi tant d’autres c’est tout ! Alors comme lui pour vous et avec vous je me jette à l’eau des phrases comme on crie. »

 

Aragon "Les mots à portée de voix" retour sur images